Le Capitaine malien Amadou Sanogo, auteur du coup d’Etat du 22 mars 2012 baigne dans les grâces présidentielles. Le président par intérim Dioncounda Traoré vient de le promouvoir Général. Pour Human right watch, c’est une « honte ».

Pour Corinne Dufka, chargée de l’Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch (HRW) cette promotion du capitaine Sanogo est « honteuse ». Elle estime qu’au lieu d’être « récompensé », il devrait faire l’objet d’une enquête « pour son implication présumée dans des actes de torture et des disparitions forcées » ayant eu lieu après une tentative de contre coup d’Etat menée fin avril par des militaires restés fidèles au président renversé ATT. C’est ce qui ressort de son message traduit à l’AFP.

HRW avait affirmé en juillet 2012 qu’au moins vingt soldats fidèles à ATT avaient disparu et que « des actes de torture et autres exactions » avaient été commises par les hommes de Sanogo « à l’encontre de dizaines d’autres soldats ».

Le capitaine Sanogo n’est pas le seul à être promu, le colonel Moussa Sinko Coulibaly, actuel ministre de l’Intérieur, a également été promu général, de même que le colonel Didier Dacko, chef des opérations militaires de l’armée malienne dans le Nord.

Devra-t-on le rappeler, le putsh perpétré par le Capitaine Sanogo avait propulsé le Mali dans plusieurs mois de crise étoffés de guerre.

Les 28 juillet et 11 Août 2013, le Mali a organisé des élections présidentielles qui ont vu l’élection Ibrahim Boubacar Keïta. Ce dernier avertit déjà: « Dans mon bateau, il n’y aura pas deux capitaines »

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