L’Union africaine ne cautionne pas la recrudescence de la violence au Mali. L’Organisation l’a réaffirmé à travers son Chargé de Mission dans le pays Pierre Buyoya. 

Dans une déclaration publique dont la rédaction d’Africa rends-vous a obtenu copie, le Chef de la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (Misahel), Pierre Buyoya s’est dit profondément préoccupé par la situation sécuritaire au Nord du Mali et de plus en plus dans la partie Centre-Ouest du pays.

Pierre Buyoya dit condamner « fermement” les incidents survenus à Tabankort ces dernières semaines dont le dernier reflète, souligne-t-il, un comportement inacceptable vis-à-vis des troupes de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) de la part de mouvements engagés dans les Pourparlers de paix.

Il a estimé que les violations répétées de l’Accord de cessez-le feu du 23 mai 2014 et de la Déclaration de cessation des hostilités du 24 juillet 2014 sont intolérables et sont de nature à dangereusement compromettre les chances de succès des Pourparlers de paix d’Alger. Il appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue et de mettre les objectifs de paix durable de la nation malienne au-dessus de tout autre intérêt.

Conséquence, Pierre Buyoya demande à toutes les parties de “prendre part aux Pourparlers de paix à Alger dans un esprit d’ouverture afin de parvenir rapidement à la signature d’un Accord privilégiant la paix au Mali”.