Le sommet États-Unis Afrique convoqué par le président Barack Obama continue de faire des émules et l’agenda des discussions se précise. La Secrétaire adjointe pour les affaires africaines, Linda Thomas-Greenfield annonce que la question de la jeunesse africaine sera l’une des priorités dans les discussions.

Au cours d’une téléconférence entre les ambassades des États-Unis dans divers pays d’Afrique et le Département d’État à Washington, la diplomate américaine a laissé entendre que les discussions sont toujours en cours avec les différents pays invités afin d’étoffer les sujets à débattre au cours de la rencontre.

Selon ses explications, certaines priorités se sont déjà dégagé notamment les questions de paix et sécurité en Afrique, la démocratie et la bonne gouvernance.

Elle a souligné que les sujets relatifs à la jeunesse africaine constituent pour la Maison Blanche, une priorité. La population du continent, a-t-elle rappelé, est constituée de plus de 60% de jeunes. Dans cette lignée, elle a mis un accent particulier sur le programme YALI (Young african leaders initiative) lancé en 2010 par Obama et qui devra à partir de cette année 2014, permettre de faire venir 500 jeunes aux États-Unis pour une formation académique et de leadership au sein d’Universités et de grandes écoles américaines en affaires et l’entrepreneuriat, le leadership public et l’administration publique.

Au total, 47 dirigeants africains devront prendre part au sommet les 05 et 05 Août 2014.

Linda Thomas-Greenfield a rappelé que la Maison Blanche n’a pas invité les pays africains qui n’ont pas de bonnes relations avec les États-Unis ou suspendus de l’Union africaine. Au rang de ces pays figure le Madagascar. La diplomate qui s’est félicitée de l’organisation des élections présidentielles dans le pays et a assuré que la Maison Blanche entend collaborer avec le nouveau président et tout son cabinet sans pour autant lever l’équivoque sur la participation du pays au sommet d’Août.

La diplomate qui venait de participer au sommet de l’UA a indiqué qu’en  dehors des ambassadeurs accrédités dans divers pays du continent, les États-Unis disposent d’un représentant attitré auprès de l’UA.

Elle est également revenue sur les efforts du Togo dans la lutte contre la piraterie maritime, la situation en République de la Centrafrique et l’implication des Etats-Unis dans la résolution des conflits en Afrique mais aussi les questions de développement du continent, tout en invitant à croire toujours en l’afro-optimisme.

Sylvio Combey, de retour de l’Ambassade des États-Unis au Togo.