Togo fabre decline une invitation non envoyee
Jean-Pierre Fabre, ex chef de file de l'opposition

L’Alliance nationale du changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre, ancien chef de file de l’opposition, réclame la reprise de l’élection présidentielle. Dans un communiqué parvenu à la rédaction d’Africa rendez-vous, l’ANC qualifie les résultats tels proclamés par la Cour constitutionnelle de frauduleux, factices, fantaisistes et farfelus.

Pour le parti de Jean-Pierre Fabre, le scrutin du 20 février 2020 a été une mascarade qui, disent-ils, a créé une confusion telle qu’il est matériellement impossible d’exhiber dans leur entièreté, les véritables résultats de cette élection.

Le parti souligne que la Cour constitutionnelle a, au delà de la première décision rendue en audience publique et retransmise aux populations par la télévision nationale le 3 mars 2020, a rendue une autre, celle n° EP-009/20 du 09 mars 2020, rendue en catimini, entre juges et hors délai.

Et, le parti de Jean-Pierre Fabre de relever quelques manquements. La cour, souligne l’ANC, a gonflé le nombre d’inscrits qui passe de 3 millions 614 mille 56 à 3 millions 738 mille 786, soit une augmentation de 124 mille 730. Aussi, mentionnent-ils une augmentation du nombre de votants qui passe de 2millions 769 mille 286 à 3 millions 349 mille 989, soit une augmentation de 580 mille 703.

Et, le nombre de suffrages exprimés, à en croire le parti orange, a été revu à la baisse de 192 mille 681.

“En outre, la Cour Constitutionnelle omet de mentionner les bulletins nuls dont le nombre, calculé sur la base des chiffres de la Cour elle-même, s’élève à 963 mille 113, soit plus de 11 fois le chiffre publié par la CENI.”, peut-on lire dans le communiqué.
C’est donc se basant sur ces arguments que l’ANC dit réclamer la reprise du scrutin.
L’ANC, à se fier aux résultats tels proclamés par la Cour constitutionnelle n’a obtenu que 4,68% des suffrages exprimés loin derrière Faure Gnassingbé proclamé vainqueur avec 70,78%.
La seule porte de sortie de l’impasse est l’annulation pure et simple de ce scrutin et sa reprise dans des conditions de transparence et d’équité conformes aux normes et pratiques internationales“, fait savoir l’ANC.
Le parti dit avoir saisi la Cour de Justice de la CEDEAO pour faire constater les graves violations des droits de l’homme et des peuples que constitue l’organisation de l’élection présidentielle du 22 février 2020, au regard de la Constitution et des instruments internationaux signés et ratifiés par la République togolaise.
“Il est temps de mettre fin aux drames électoraux au Togo”, martèle le parti.
Les résultats tels proclamés, sont rejetés par tous les candidats de l’opposition.
Voltic Togo