Kpangalam à Sokodé

Les populations de la ville de Sokodé continuent avec des nuits blanches. Celle du 29 au 30 Octobre 2018 a été encore rythmée par des coups de feu tirés en l’air. Une situation que condamne le député Ouro-Akpo Tchagnao.

Kparatao et le centre-ville de Sokodé ont passé le témoin des nuits de douleur à Kpangalam, toujours dans la préfecture de Tchaoudjo, chef-lieu de la région centrale.

Kpangalam, l’un des deux cantons de la ville de Sokodé, au nord-ouest de la capitale a aussi souffert le martyr dans la nuit du 29 au 30 Octobre 2018. Plusieurs personnes jointes par la rédaction d’Africa rendez-vous disent ne rien comprendre de ce qu’elles considèrent comme de l’”acharnement ” même si Tikpi Atchadam, l’instigateur des manifestations du 19 Août 2017, le considère comme une “provocation“.

« Le quartier a été encerclé et il y a eu des tirs comme la veille dans les autres quartiers comme Dindaouré, Kouloumdè, Saloumdè et le village de Kparatao », confie Ouro Akpo Tchagnao, député de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre.

« C’est une volonté manifeste de terroriser la population et amener Sokodé à se vider de ses populations et opérer un passage en force électoral surtout que pour le pouvoir, Sokodé, Bafilo et Mango sont devenus des villes rebelles au Nord », dénonce le député.

Ouro-Akpo dit condamner la communauté internationale et la CEDEAO restées aphones sur la situation.

Depuis Novembre 2017, les villes de Sokodé, Mango et Bafilo sont en état de siège avec de fortes présences militaires.