Les femmes de l’ANC (Alliance Nationale pour le Changement) vont battre les pavés les 29 et 30 novembre prochains à Lomé. L’appel lancé est à nouveau confirmé par la Coordinatrice, jointe au téléphone par un collaborateur d’Africardv. Elle estime que c’est une manière à elles, de passer à la vitesse supérieure après la publication du rapport du CST sur les incendies des marchés.
Selon la Coordinatrice Dado Amegan, la marche des deux jours a pour objectif d’exiger entre autres, la libération des militants de l’opposition écroués dans l’affaire des incendies des marchés, et l’annulation des poursuites contre leurs premiers responsables.Aussi, entendent-elles, “protester contre l’instrumentalisation de la justice, l’impunité et les violations permanentes des droits humains au Togo” et “exiger la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour faire toute la lumière sur l’affaire des incendies des marchés“.
Elle indique que la marche tient et qu’aucune injonction ne leur a été faite.
« Dans cette affaire des incendies des marchés, tout le monde a fini par comprendre que les détenus et les inculpés n’ont rien à voir dans ce dossier et que les vrais coupables sont ailleurs », a confié Jean Pierre Fabre le président de l’ANC.
Rappelons que le marché de Kara (environ 120 km au nord de Lomé) et le principal bâtiment du grand marché de Lomé ont été ravagés en janvier 2013 dans des incendies qualifiés « d’actes criminels » par le gouvernement.
Pas de pertes en vie humaine, mais les dégâts sont énormes. Une commission d’enquête a été aussitôt mise en place par le gouvernement. Quelques 37 personnes pour la plupart des militants de l’opposition ont été inculpées. Certains sont écroués, d’autres en liberté et placés sous contrôle judiciaire. Certains partis de l’opposition et le CST ont toujours rejeté l’enquête menée et exigé une « enquête internationale ».
Le CST de son côté, a récemment publié son propre rapport. Mais ce rapport ne fait pas l’unanimité au sein de ce même collectif..
Photo: Archives
Voltic Togo