Professeur David Ekoué Dosseh

Le Front Citoyen “Togo Debout” (FCTD) qui se veut une plateforme d’organisations de la société civile togolaise a saisit António Guterres, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Dans sa lettre ouverte dont copie est parvenue à Africa rendez-vous, le FCTD dit demander à la communauté internationale d’avoir “un langage clair et sans complaisance à l’égard des autorités togolaises”.

Pour le Front citoyen, il est impératif d’exiger, la totale conformité de la cour constitutionnelle avec la Constitution avant de mettre en œuvre tout appui stratégique.

Parmi les reformes tant voulues par le peuple togolais, la recomposition de la Cour Constitutionnelle a été préconisée par la feuille de route de la Conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO du 31 juillet 2018. Elle fut traduite en termes législatifs par l’Assemblée Nationale togolaise qui a adopté la Loi n° 2019-003 du 15 mai 2019 (…) de la Constitution du 14 octobre 1992” écrit le Front dans sa lettre et de préciser .

Six mois après la révision de la Constitution, cette loi n’est toujours pas mise en œuvre dans la mesure où les neuf juges composant actuellement la Cour Constitutionnelle ont été nommés sur la base de la Loi Fondamentale modifiée le 31 décembre 2002“.

Au Front citoyen Togo debout, on estime que c’est un paradoxe susceptible de ternir la crédibilité de l’institution qu’incarne António Guterres et d’entamer la confiance des citoyens togolais envers le Système des Nations Unies.

Pour la FCTD, la facilitation de la CEDEAO a déçu.

L’élection présidentielle de 2020 rappelle celle de 2005 par le degré élevé de tension qui n’a d’égal que le grand espoir des togolais pour une alternance politique légitime“, rappelle Professeur David Ekoué Dosseh qui souligne que les violences et les allégations de violations des droits de l’Homme survenues au Togo avant, pendant et après l’élection présidentielle du 24 avril 2005, sont encore dans les mémoires et commandent les nations unies à “prendre des mesures préventives, urgentes et sérieuses.”

Cette lettre ouverte intervient alors qu’une mission conjointe CEDEAO/ONU séjourne au Togo et échange avec les acteurs politiques.