Mango, 550 km au nord de la capitale, étaient en ébullition avec udes affrontements entre forces de l’ordre et civiles. Les ministres togolais de la sécurité et de l’environnement ont été écoutés à l’Assemblée nationale le 10 novembre par les élus du peuple. Ils regrettent que ces membres de l’exécutif n’aient pas démissionné.

Les corps habillés ne ménagent aucun effort à tirer à bout portant et à balles réelles sur de manifestants lorsqu’elles semblent débordés. C’est ce qui s’est passé à Mango et qui s’est soldé par la mort d’au moins 5 personnes.

Les ministres de la sécurité Yark Damehane et de l’environnement André Johnson (photo) parlaient de 2 morts feignant de reconnaitre la non-conformité des forces de sécurité aux règles régissant l’encadrement de manifestations.

A l’Assemblée nationale, Jean Kissi du groupe parlementaire Comité d’action pour le Renouveau (CAR) dit regretter que le Parlement n’ait aucun pouvoir coercitif de contraindre des ministres “indélicats” à la démission.

Rappelons les manifestations se sont déroulées à Mango les 6 et 7 novembre 2015. Les populations se sont opposées à un projet de de renforcement du rôle de conservation du système national d’aires protégées du Togo (PRAPT). Elles avancent comme argument avoir été torturé sous l’ère Gnassingbé Eyadéma “à cause de cette faune”.

 

Voltic Togo