Le « mariage de l’année », c’était le meilleur titre qui convenait à l’époque pour qualifier le rapprochement Faure-Gilchrist. Nous étions au 26 mai 2010, les premiers sons de cloche retentirent dans le firmament, la fumée blanche s’éleva dans les airs, un accord vint d’être signé, il porta un caractère : historique, « accord historique ». Ce fut l’essentiel du message à annoncer à toutes les nations.

Rapidement, sur instruction dite personnelle du chef de l’État Faure Gnassingbé, Gilbert Houngbo, alors Premier ministre, a pris contact avec les Amis de Gilchrist Olympio (AGO). Sept (7) des leurs entrèrent au gouvernement. Les mauvaises langues annoncèrent qu’ils étaient partis à la mangeoire. Qu’à cela ne tienne, ceux-ci travaillèrent d’arrache-pied en union avec les cadres du Rassemblement du peuple togolais (RPT), de l’époque qu’ils furent tombés d’accord sur un nouveau régime au Togo, le RPT, « Régime Présidentiel Tempéré ».

Malheureusement, Faure Gnassingbé a peut-être jugé insuffisants les efforts des AGO que le gouvernement d’Ahoomey-Zunu a laissé plusieurs sur le carreau dont le diplômé de la Fondation Konrad Adenauer, Djimon Oré. De 7, ils ne devinrent plus tard que trois ministres UFC puis maintenant deux dans le gouvernement de Sélom Klassou, avec  Elliott Ohin repêché.

L’ « accord historique » que Gilchrist Olympio présentait comme la meilleure bouée de sauvetage dans les vagues déchaînées d’un tsunami, la bouée tant louée paraît trouée, et commence à prendre l’eau de toutes parts. Le baigneur très excité, exalté et trop avancé de la rive, se rend malheureusement compte qu’il se noie, mais trop tard.