Une des plus anciennes associations de la société civile togolaise est montée au créneau pour donner son point de vue sur la crise sociopolitique togolaise. La conférence de l’Association pour la promotion de l’État de droit (APED) bloquée par des forces de l’ordre, les premiers responsables se sont confiés à la presse appelant entre autres, le Chef de l’État à ne pas se présenter en 2020.

Selon Me Djovi Gally, président de l’APED et ses collègues Mes Zeus Ata Ajavon et Jean Degli, il est important de respecter l’esprit de la constitution de 1992 dans sa version originelle par l’actuel président Faure  Gnassingbé qui devra marquer l’histoire en décidant par lui-même de s’abstenir de sa candidature aux élections présidentielles de 2020.

Pour l’APED, il est important qu’une Force de la CEDEAO soit déployée lors des prochaines joutes électorales. Elle a aussi insisté sur une batterie de revendications telles, la levée immédiate de l’état de siège à Sokodé, Bafilo, Kara et Mango et des réformes constitutionnelles et institutionnelles de manière consensuelle, de préférence, par voie parlementaire ; l’élection du président de la République à un scrutin uninominal majoritaire à deux tours et le réaménagement de ses prérogatives, mais aussi, la rénovation en profondeur du cadre électorale y compris la Cour constitutionnelle.

Ces recommandations de l’APED, devraient selon les responsables, permettre de satisfaire la soif d’alternance sans cesse exprimée par le peuple togolais.