Des Togolais lors d'une manifestation publique pacifique en Septembre 2019

La fameuse loi “Bodjona” sur les manifestations publiques qui porte le nom de l’ancien ministre de l’administration territoriale, Pascal Bodjona, ancien bras droit du régime est désormais “toilettée”. L’Assemblée nationale en session extraordinaire ce 7 août 2019, y pose désormais des conditions.

Est désormais exigé, un seul point de départ, un seul tronçon de route et un seul point de chute pour des réunions ou manifestations pacifiques publiques.

Et, pour des raisons stratégiques, économiques et sécuritaires dit-on, les manifestations sont interdites sur certains axes et zones notamment toutes les routes nationales, les axes et zones où se déroulent de fortes activités économiques, dans les centres urbains; les axes et zones proches des institutions de la république; les axes et zones proches des chancelleries et résidences des ambassadeurs et représentants d’organisations internationales tout comme les axes et zones proches des camps militaires et des camps de service de sécurité.

Aussi, l’Assemblée nationale acquise au parti au pouvoir donne le droit à l’autorité administrative compétente, de limiter le nombre de manifestations organisées par semaine dans une ville.

Et pour corroborer les conditions amendées, les réunions ou les manifestations pacifiques sur la voie publique et dans les lieux publics ne peuvent se tenir avant onze (11) heures et au delà de dix huit (18) heures.

Devra-t-on le rappeler, d’aout 2017 au premier semestre 2018, le Togo a été fortement secoué par des manifestations politiques de rue.