Le Collectif Sauvons le Togo (CST) et la Coalition Arc-en-ciel n’entendent pas fléchir sur leur appel de continuer leur manifestation de trois jours. Ils disent maintenir la marche de protestation du dernier jour (23 Mai 2013) pour dénoncer disent-ils, la mort répréhensible du sieur Etienne Yakanou.

Malgré un communiqué du ministre de la sécurité et de la protection civile de même Yark Damehane et son collègue de l’administration territoriale Gilbert Bawara interdisant la continuation des manifestations, le CST et la CAEC veulent « braver l’interdit ». Ils appellent leurs militants et sympathisants à répondre massivement à la marche.

En effet, les deux départements ministériels disent avoir noté des dérapages et débordements à la suite de la manifestation du premier jour où disent-ils, « un groupe d’environ 440 s’est dirigé au palais de justice où se tenait le procès des étudiants transférés à la prison civile de Lomé le mercredi 15 mai 2013 pour trouble à l’ordre public et violences volontaires sur le campus universitaire de Lomé ».

Les Ministres Yark et Bawara disent donc noter après l’intervention des forces de sécurité plusieurs dégâts des suites des dérapages et débordements des manifestants « surexcités et incontrôlés ». Sur cette base et s’appuyant disent-ils, sur la loi fixant les conditions d’exercice de la liberté de réunion les deux ministres interdisent les manifestations du 22 et du 23 Mai du Collectif et de la Coalition. « Les forces de sécurité ont reçu des instructions fermes de faire respecter cette injonction pour préserver la paix civile et l’ordre public », ont-ils précisé dans un communiqué conjoint. Et dans cette perspective, les attroupements ont été empêchés au lieu de départ de la marche ce 22 mai.

Mais du côté du Collectif Sauvons le Togo et la Coalition Arc-en-ciel disent ne pas rebrousser chemin car martèlent-ils, un communiqué n’a pas force de loi et n’offre aucune possibilité de recours.

A en croire Isabelle Manavi Améganvi du CST l’ittinéraire n’a pas changé. Joint au téléphone, elle indique que les manifestants devront se retrouver en face du Foyer Pie XII où devra démarrer la marche, passer par Déckon et aboutir à la place de l’indépendance.

Un bras de fer est entamé, les grenades lacrymogènes pourraient bien pleuvoir.