L’équipe gouvernementale de Klassou est rendue publique ce 28 juin 2015. A la grande surprise des togolais, le porte feuille des droits de l’homme est supprimé. A 48 h de la fermeture du Bureau Togo du Haut Commissariat des Nations Unies au Droits de l’Homme (HCDH), l’absence de ce ministère clé pour la démocratie au Togo, laisse libre cour aux commentaires.

Est-ce à dire que la page des droits de l’homme est tournée au Togo ? A la conférence de sortie du HCDH le 23 juin dernier, le premier ministre Komi Sélom Klassou citait entre autre des lois et dispositions prisent par le gouvernement pour améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays. Un discours qui n’a pas vraiment séduit et qui donne raison aujourd’hui aux pessimistes.

Sur la fermeture du bureau du HCDH, le collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) s’est dit inquiet. ” Parfois le gouvernement togolais fait des va et vient. Il ne nous montre pas sa volonté ferme de respecter les accords qui sont pris “, a déclaré ce 23 juin, Mawulé Spéro, président du CACIT. ” Le HCDH était quand même une arme pour les défenseurs des droits de l’homme. Si on retire cette arme là, il est évident que nous ne pouvons qu’avoir des inquiétudes “, a-t-il laissé entendre.

Rappelons que le nouveau gouvernement est composé de 23 postes ministériels. Les ministres comme Ahoéfa Dédé Ekue, Koffi Essaw, Anaté Kouméalo, Dammipi Noupokou, Kako Nubukpo, Mawussi Djossou Semodji, Hamadou Yakoubou, Angèle Amouzou-Djaké, Bissoune Nabagou et Christian Trimua, ont été remerciés.