Gérard Adja, 1er vice-président MPDD

Le Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) de Messan Agbéyomé Kodjo remet en cause les conditions qui définissent le vote des Togolais de la diaspora. Le parti, face à la presse le 9 novembre 2019, estime que l’ouverture à la diaspora n’est pas suffisante.

Pour le MPDD, les conditions démontrent à suffisance l’absence d’une véritable volonté de permettre aux Togolais de l’extérieur de prendre part au scrutin de 2020.

L’une des conditions exigées est que le Togolais de la diaspora, pour prétendre voter, doit être détenteur, six mois auparavant, de la carte consulaire. Et, le vote se fera exclusivement dans les ambassades.

Pour le MPDD, cette résolution est loin de prendre en considération les attentes des populations.

Le parti suggère que des bureaux de vote soient installés non seulement dans les ambassades mais aussi dans les consulats. Ceci pour permettre à ceux qui ne vivent pas à proximité des ambassades de pouvoir voter dans le consulat ou toutes institutions représentant le Togo dans cette ville.

« Ici (Togo ndlr) sur le territoire national, nous multiplions les bureaux de vote  pour les rapprocher des citoyens. Pourquoi ne pas faire la même chose pour la diaspora. Nous demandons tout simplement que les conditions soient plus allégées afin que la diaspora puisse prendre part au scrutin de 2020 », a expliqué le 1er vice-président du MPDD, Gerard Adja.

Cependant, le parti d’Agbéyomé Kodjo espère encore la tenue d’un dialogue entre l’opposition et le pouvoir en place afin de s’entendre sur les conditions d’organisation du présidentiel de 2020.

Pour rappel, le 5 novembre 2019, l’Assemblé nationale togolaise a procédé à la révision du code électoral permettant ainsi le vote de la diaspora.