L’atmosphère politique est crispée à Lomé. En tout cas, des analystes togolais l’évoquent. C’est aussi le cas de Séna Alipui (photo), président de la section Canada de l’Union des forces de changement (UFC). Dans un brulot dont la rédaction d’Africa rendez-vous a obtenu copie, il estime que le Togo n’a point besoin de perdre du temps à réclamer des réformes.

Selon Séna Alipui, les questions relatives aux réformes institutionnelles et constitutionnelles ne sont qu’un faux problème qui n’ont aucune importance dans un pays ou la Constitution dit-il, n’est jamais respectée. Selon Séna Alipui, le véritable travail à faire, est de “démocratiser” les esprits.

Nouvelle constitution, élections locales législatives et présidentielles, gouvernement d’union nationale sur la base de voix obtenues par chaque parti, avec un premier ministre de l’opposition, une transition d’au plus 5 ans assumée par les partis politiques et la société civile, tel est le schéma proposé par le partisan du « détia » (le palmier, symbole de l’UFC ndlr).

« Nous ne sommes pas obligés de suivre le mauvais exemple anti démocratique  Burkinabè et passer par des casses de 120 milliards et des morts comme  pour aller à la démocratie. On peut aller à la démocratie sans faire couler le sang des innocents et des autres », fait-il remarquer  dans son analyse.