L’Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio ne semble plus tenir. Depuis la débâcle du parti aux légisatives du 25 juillet, le parti navigue à vue. Une ague d’exclusion de meneurs de fronde vient d’être observée.

Depuis le 21 Octobre 2013, il ne faudra donc plus compter les sieurs Djimon Oré, Tchimessé Gbéya, Habia Nicodème et Adjangba Théophile comme membres du parti. Ils ont été exclus par le bureau directeur du parti.

Selon des sources concordantes, les quatres exclus n’ont cessé de mener la fronde contre le parti. Ils avaient exigé leur participation au gouvernement. Un mémorandum rendu publique par le parti stipule que ces derniers ont été reçus à plusieurs reprises par le président national pour leur expliquer la situation du fait qu’après les négociations, seulement trois portefeuilles ministérielles avaient été accordées et un portefeuille de secrétariat d’Etat. Mais peine perdue, “ils sont restés sur leur position de revirement: ou ils sont ministres, ou l’UFC n’entre pas au gouvernement”, peut-on lire dans le mémorandum.

La rédaction d’Africa rendez-vous apprend que les exclus militent au sein d’un  Comité de Réflexion pour l’Alternance Démocratique au Togo (CRADT) et appellent les militants à quitter l’UFC pour rejoindre les autres autres partis de l’opposition.

Alors qu’une convocation leur a été adressée par le président national, certains ont jugé inopportun d’y répondre assimilant la réunion extraordinaire à un “procès”.

Précisons que  Djimon ORE, Nicodèm Ayao HABIA, Gbéya TSIMESSE et Théophile ADJANGBA sont respectivement 3e Vice-Président, 5e Vice-Président, 2e Trésorier Général-Adjoint et Conseiller.

Outre les exclus, Jean-Luc Homawoo, le délégué à la Jeunesse  écope d’un blâme avec retrait de ses titres. L’UFC lui intime l’ordre de ne plus parler au nom du parti et ce jusqu’à nouvel ordre. le Bureau directeur précise qu’outre le président national, seul le porte-parole Anré Jonhson a mandat de le faire.

Aux dernières législatives, le parti n’a pu obtenir que trois sièges au parlement.

Le 28 mai 2010, le parti de Gilchrist Olympio a signé un accord avec le parti au pouvoir. Cela a entrainé uen dissidence qui a aboutit sur la création de l’ANC que dirige Jean-Pierre Fabre.