Gilchrist Olympio et Faure Gnassingbé

Les pourparlers directs entre la majorité présidentielle, Union pour la République (UNIR) et la délégation de la Coalition des 14 partis de l’opposition semblent accoucher d’une souris. Des informations pertinentes parvenues à la rédaction d’Africa rendez-vous révèlent d’un soutien fort dont l’Union des forces de changement (UFC) a bénéficié devant le co-facilitateur.

Depuis le deuxième round de discussions du comité de suivi avec les protagonistes de la crise togolaise et dont l’une des recommandations principales a été la recomposition paritaire de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’Union des forces de changement (UFC) fait feu de tout bois pour exiger à maintenir son siège.

L’UFC qui a rejoint le gouvernement depuis la signature le 26 Mai 2010, d’un accord dit des braves, se réclame toujours de l’opposition. Faux! rétorque la Coalition qui dit y voir une manœuvre du parti au pouvoir. En Guinée, en tête-à-tête avec le président Alpha Condé, l’opposition aura une fois encore insisté sur cet siège problématique. Mais, l’UFC bien que absente aux discussions, a eu de gros soutiens qui ne sont autres que ceux des représentants de UNIR.

Même si selon des indiscrétions, l’on marche vers le report des élections locales et législatives avec aussi, une session de rattrapage du recensement pour lequel la C14 a appelé au boycott, en aucun cas, la Coalition ne pourra plus obtenir le siège tant réclamé.

Au round de Septembre 2018, il avait été stipulé que l’opposition parlementaire et la majorité aient 5 représentants chacune à la CENI. En ce qui concerne les partis extraparlementaires et la société civile, chacune des parties devrait coopter 3. Et la note qui encourage les parties à aller dans le sens de la mise en œuvre des propositions pour l’application de la feuille de route.

De l’avis des observateurs, ce siège si récupéré par la C14, pourra sonner de nouvelles donnes, faire tout basculer à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et même, faire éjecter le président Kodjona Kadanga.

Selon le calendrier pré-établi par la Commission en son état actuel, le recensement bouclé, les Togolais devraient aller aux urnes le 16 décembre pour des élections locales et le référendum et ensuite, les législatives le 20 décembre 2018.