Le chef de l’opposition zambienne Hakainde Hichilema a retrouvé la liberté mercredi 16 Août au terme de quatre mois d’une incarcération très controversée pour trahison qui a provoqué de vives tensions politiques dans tout le pays.
Dès l’ouverture de son procès devant un tribunal de Lusaka, l’avocate générale Lillian Kayuni a annoncé l’abandon immédiat des charges retenues contre son client et ses cinq coaccusés, sans en préciser publiquement les raisons.
Arrêté en avril, le patron du Parti uni pour le développement national (UPND) était incarcéré depuis pour avoir gêné le passage du convoi du président zambien Edgar Lungu, dont il conteste obstinément depuis un an la réélection.
Formellement accusé de trahison, l’homme d’affaires risquait une peine allant de quinze ans de réclusion à la peine de mort.
Acclamé par des centaines de partisans, Hakainde Hichilema a quitté dans la matinée la prison de la capitale à bord d’un puissant véhicule tout-terrain décapotable dans lequel il a paradé à travers la ville jusqu’au siège de son parti.
« Ici commence notre marche vers la vraie liberté », a-t-il alors lancé à la foule au côté de son épouse et de ses coaccusés.
« Nous voulons ramener l’unité dans ce pays (…) je vous assure que nous sommes plus fort maintenant qu’avant. Nous sommes dix fois plus fort qu’avant », a poursuivi Hichilema sous les vivas de ses troupes, comme pour défier le pouvoir.
Sa remise en liberté met un terme à une saga politico-judiciaire de plusieurs mois qui a nourri de vives tensions dans le pays.
Le climat politique en Zambie, un pays d’Afrique australe d’ordinaire calme, s’est profondément détérioré depuis l’élection présidentielle d’août 2016, marquée par de violents incidents.















