A l’occasion de la fête de l’indépendance du pays, commémorée le 07 août, Le président ivoirien, Alassane Ouattara a ordonné une remise en liberté de plus de 3.000 prisonniers, sur les 10.000 que contient le pays.

Cette réduction de la population carcérale de 30% est à mettre à l’actif d’une grâce présidentielle annonce un communiqué du conseil des ministres rendu public le vendredi 08 août 2014, dont Africa Rendez-vous a obtenu copie.

Selon le communiqué il s’agit d’une catégorie de condamnés qui, pour la plupart, ne présentent pas de dangerosité particulière pour la société et dont les infractions commises sont jugées mineures. “Les motivations d’une telle relaxation est d’offrir à ces personnes-là une seconde chance pour s’insérer dans la société“, a indiqué Bruno Koné le porte-parole du gouvernement ivoirien.

Les personnes emprisonnées pour “les infractions militaires, les atteintes aux droits de l’homme, les crimes de vols aggravés, la détention et la vente de stupéfiants, le détournement de deniers publics, les faits de corruption, les attentats à la pudeur, les enlèvements d’enfants” sont “exclus” par cette mesure, poursuit le texte.

Comme la plupart des pays africains, La Côte d’Ivoire est confrontée à une surpopulation carcérale. Par exemple la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), la plus grande prison du pays, prévue pour accueillir 1.500 détenus, en compte aujourd’hui plus de 4.600.

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