Kwasi Adu Amankwah, SG de CSI Afrique

La Confédération syndicale internationale (CSI), branche Afrique faitière de 110 centrales syndicales nationales affiliées dans 52 des 54 pays africains a écrit au directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La CSI Afrique demande entre autres, des modalités de financement souples et acceptables pour permettre aux africains de se procurer les vaccins contre la COVID-19.

La Confédération syndicale dit se féliciter des différents efforts fournis par l’OMS à travers le mécanisme COVAX. Celui-ci représente l’axe d’accélérateur ACT consacré aux vaccins et qui vise à accélérer la mise au point et la production des vaccins contre la COVID-19 et à en assurer un accès équitable à la population de chaque pays.

Toutefois, la faitières des syndicats dit être préoccupée par les retards dans l’approvisionnement en doses de vaccin contre la COVID-19, produites par le Serum Institute of India (SII). “Nous demandons à vos bons offices de continuer de promouvoir des politiques visant à augmenter la production de vaccins selon les besoins, en vue d’atteindre l’objectif de fournir des doses initiales à tous les pays participants au cours du premier semestre de l’année, puis d’augmenter ces doses au cours du second semestre, comme prévu par le mécanisme COVAX“, a écrit le Secrétaire général de CSI Afrique Kwasi Adu-Amankwah.

Dans sa lettre ouverte dont copie a été envoyée à Africa rendez-vous, M. Adu-Amankwah a souligné que les syndicats africains s’inquiètent de la montée du nationalisme vaccinal auquel ils assistent. “Il convient de noter que personne ne sera en sécurité tant que le monde entier ne le sera pas, et nous pensons que ce message devrait être fondamental et clair pour tous. Ce n’est malheureusement pas le cas. Nous sommes inquiets du fait que les défis de l’accès aux vaccins pour notre continent et nos populations soient liés au financement, à l’octroi de licences et à la capacité de production“.

La pandémie de coronavirus est une urgence sanitaire mondiale qui exige des réponses et des mesures extraordinaires“, a rappelé le Secrétaire général de CSI Afrique et d’ajouter “La dérogation aux droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce de vaccins contre la COVID-19 est essentielle pour libérer le potentiel mondial de production et de distribution adéquates de vaccins dans de nombreux pays du monde, y compris les pays en développement, et pour garantir un accès universel aux vaccins“.

Dans sa lettre ouverte à l’OMS, la CSI Afrique n’a pas manqué d’exprimer son espoir et son attente de voir le mécanisme COVAX atteindre les 2 milliards de doses de vaccins contre la COVID-19 d’ici la fin de 2021.

Voltic Togo