Mody Guiro, président de la CSI-Afrique et secrétaire général de la confédération nationale des travailleurs du Sénégal

L’organisation régionale africaine de la confédération syndicale internationale (CSI-Afrique) tient la 10ème édition de sa rentrée syndicale à Lomé, du 17 au 20 février 2020. Ceci, dans le but de définir un plan d’actions pour l’amélioration du syndicalisme africain.

Cet atelier qui a regroupé les représentants des syndicats de presque tous les pays de l’Afrique, a pour objectif de démarrer les activités de l’année et de permettre à chaque sous-groupe de se retrouver pour faire un planning sur l’avenir.

Pour Basilia Koukoui, présidente du comité des femmes travailleuses du Bénin et membre du comité de femme de la CSI-Afrique, les gens ont tendance à croire que les syndicalistes sont en train de disparaître mais il y a beaucoup de chose à faire dans le syndicat, comme le coté syndical et les activités génératrices de revenus.

« Il y a beaucoup de choses que le syndicat peut faire en attendant que le syndicalisme retrouve ses lettres de noblesse », a souligné Mme Koukoui.

Basilia Koukoui, présidente du comité des femmes travailleuses du Bénin

« En ce temps, nous seront autonomisé et posséder toutes nos possibilité et capacité d’agir de nous même pour pouvoir reprendre le rayon du syndicalisme en Afrique », a-t-elle ajouté.

En cette année 2020, la CSI a prévu la parité homme-femme, égalité homme-femme. « Nous n’avons pas encore eu la chance d’être à 50% mais nous avons les 30% et je crois que d’ici 2030, nous aurons la parité et peut être que nous allons dépasser », a-t-elle souhaité en précisant que si la femme continue de travailler, elle pourra arracher la place qui est la sienne.

D’après le président de la CSI-Afrique et secrétaire général de la confédération nationale des travailleurs du Sénégal, Mody Guiro, la lutte syndicale n’est pas seulement une lutte basée sur la mobilisation et il faudrait que les leaders syndicaux soient mieux outillés pour comprendre certains phénomènes.

« Ces syndicats doivent être outillés sur les arguments théoriques qui leur permettent de comprendre tout ce qui se passe autour d’eux et de définir des stratégies capables de leur donner la victoire dans le monde du travail », a expliqué le président de la CSI-Afrique.

Selon le président, au cours des 3 jours, les syndicalistes vont discuter  des questions des droits humains, politiques, syndicales et économiques. L’idée, est de permettre aux nouveaux leaders syndicaux d’être forgés et renforcés pour leur permettre d’être des dirigeants aptes à affronter les défis qui se posent.

Peut-on le rappeler, tout travailleur peut devenir syndicaliste qu’il soit du formel comme informel. Le syndicalisme leur permet donc de reconnaître leurs devoirs et de réclamer leurs droits.

Des représentants de 32 pays d’Afrique prennent part à cette rencontre pour redorer le blason au syndicalisme africain.