La fièvre hémorragique à virus Ebola sème la désolation dans les cœurs en Guinée. Des cas suspects sont recensés dans d’autres pays de la sous-région ouest-africaine avec plus d’une cinquantaine de victimes. Le nombre de décès va crescendo et le Togo veut se mettre à l’abri.

Sur des médias traditionnels en l’occurrence les radios, passent depuis quelques jours en boucle, un communiqué du ministère de la santé invitant les populations à la vigilance.

Le communiqué appelle la population à être attentive aux signes de la maladie notamment la fièvre accompagnée de diarrhée sanglante, selles noires, saignement de nez, de la peau et des gencives, le sang dans les urines et dans les vomissements.

La population est invitée à éviter de manipuler ou consommer des animaux vivants ou morts tels que les agoutis, les rats, les souris, les porcs-épics, les biches, les singes, les lièvres, les chauves-souris, les chimpanzés, les gorilles.

Les voyageurs en provenance des pays sous menace de la fièvre Ebola sont aussi invités, dans un autre communiqué à se rendre de “toute urgence” à la formation sanitaire publique la plus proche, en cas de fièvre brusque associée aux signes précités.

Quelles précautions prendre ?

Il n’existe pas de vaccin vétérinaire contre ce virus. Les techniciens de l’OMS recommandent le nettoyage et la désinfection systématiques des élevages de porcs et de singes (avec de l’hypochlorite de sodium ou d’autres détergents) devraient être efficaces pour inactiver le virus. En cas de suspicion de flambée, les locaux doivent être immédiatement mis en quarantaine. Aussi, est-il recommandé l’abattage des animaux infectés, en supervisant attentivement l’enterrement ou l’incinération des carcasses, peut s’avérer nécessaire pour réduire le risque de transmission de l’animal à l’homme. La restriction ou l’interdiction du déplacement des animaux d’un élevage infecté vers d’autres zones peut réduire la propagation de la maladie.

Rappelons que le premier cas d’Ebola a été détecté au Congo Zaire avec 280 décès sur 318 cas recensés.

Voltic Togo