Le Ghana ne semble pas être épargné par le “plus vieux métier” du monde, la prostitution. Si les filles de joie abondent sur les trottoirs à la nuit tombante, l’autre point qui choque est la présence de plus en plus remarquée des enfants, des moins de 10 ans.

Le Ghana devient de plus en plus un pays de contraste où la forte croissance économique des dernières années n’a entraîné aucune réduction significative du nombre de pauvres, 24 % de la population  selon l’ONU citée par Jeune Afrique, tandis que celui des millionnaires en dollars n’a cessé de croître”.

De même la prostitution juvénile s’installe et prend de l’ampleur. Selon une association ghanéenne Women of Dignity Alliance, même des enfants de moins de 10 ans font le trottoir. Le sujet refait surface avec francetvinfo.

Selon une enquête très fouillée de l’hebdomadaire Der Spiegel, on compterait plus de 100 000 enfants qui vendent leurs corps dans les grandes villes du pays. Leurs clients ? “Généralement des hommes âgés entre 40 et 50 ans”, selon la RTBF. La situation du Ghana attire investisseurs, notamment chinois,  et touristes européens, dont certains viennent notoirement pour le sexe.

Devant une telle situation le pays de kwame N’krumah reste sans actions concrète pour endiguer le phénomène même si en théorie, la loi ghanéenne punit d’une peine d’environ 15 ans de prison “le fait d’avoir une relation tarifée avec une mineure”.