Poste frontière Togo-Ghana / Image: DR

Le Rwanda plaide fort pour l’ouverture des frontières africaines. La ministre des affaires étrangères du pays, Louise Mushikiwabo estime que cela aidera à débloquer le plein potentiel de l’Afrique.

Elle a fait cette déclaration lors d’une réunion des dirigeants du renseignement et de la sécurité de l’Afrique tenue à Kigali, du 26 au 28 Mai sur “la libre circulation des personnes en Afrique”.
Elle a minimisé les craintes que la libre circulation des personnes causerait directement l’insécurité et provoquerait des difficultés économiques. “Les Seychelles, le seul pays africain du continent à offrir un accès sans visa pour tous les Africains et le pays le plus ouvert aux Africains, est également sécurisé et n’a aucun défi social et économique particulier”, a-t-elle affirmé lors de la réunion, ajoutant que les frontières ouvertes vont encourager une coopération plus étroite.

Il n’y a aucun moyen pour nos pays d’échanger entre eux, de contribuer aux économies de l’autre sans une Afrique ouverte”, a-t-elle souligné et de marteler “Nous devons trouver un moyen sûr et juridique pour permettre aux Africains de traverser d’un pays à l’autre”.

Le président du Comité des services de renseignement et de sécurité d’Afrique (CISSA), le général rwandais Joseph Nzabamwita, a pour sa part, fait observer que la libre circulation contribuerait à améliorer le commerce et la prospérité sur le continent.

Les partisans de la libre circulation des personnes sur le continent indiquent des possibilités accrues pour les investissements et la création d’emplois.

Les chefs de sécurité se sont déclarés disposés à accroître la coordination et le partage des renseignements afin de relever les défis de sécurité qui pourraient être présentés par la libre circulation.

Voltic Togo