Le Togo est indexé un peu comme 4 autres pays dont la Russie pour entrave de l’espace civique. Le diagnostique est posé par Civicus, une alliance mondiale dédiée au renforcement de l’action citoyenne et de la société civile dans le monde

Civicus met en évidence les pays qui ont connu un déclin récent et rapide des libertés démocratiques, y compris les libertés de parole, d’association et d’expression.

Au Togo, le CIVICUS Monitor est particulièrement préoccupé par les restrictions sur les médias; détention de syndicalistes; la détérioration continue des droits civiques et des libertés démocratiques depuis 2017: l’évaluation de l’espace civique: réprimé“, a confié à Africa rendez-vous, Nina Teggarty, la chargée à la communication de Civicus.

Pour cette Alliance d’organisations de la société civile, la détention d’un journaliste et de syndicalistes et la suspension d’un journal sont des exemples récents de violations de l’espace civique au Togo, mettant en évidence la détérioration du respect des libertés civiques dans le pays.

L’espace civique a régressé au Togo depuis la répression des manifestations de l’opposition antigouvernementale en 2017-2018 pour exiger un retour aux dispositions de la constitution de 1992 qui prévoyaient une limite de deux mandats pour les présidents. Les violations de l’espace civique depuis 2017 comprennent le meurtre de manifestants, l’arrestation et la poursuite de défenseurs des droits humains, de journalistes et de militants pro-démocratie, l’interdiction de la société civile et des manifestations de l’opposition, la suspension des médias, l’interruption et la fermeture régulières de l’accès à Internet et les médias sociaux, l’adoption de lois restrictives telles que la loi sur la cybersécurité de 2018 et la modification de 2019 de la loi sur les conditions et l’exercice des réunions pacifiques et des manifestations“, détaille le rapport.

Ce rapport trimestriel évoque entre autres, l’arrestation et détention de Carlos Ketohou, accusé de diffamation et violation du code d’éthique; l’arrestation en janvier 2021, de huit membres du Syndicat des enseignants du Togo (SET) après avoir appelé à une grève des enseignants.

Aussi, le rapport évoque l’interruption le 20 janvier 2021, par des policiers du Service central des enquêtes criminelles (SCRIC) d’une réunion de syndicalistes et l’arrestation de quatre syndicalistes, dont trois responsables du SET, sans mandat d’arrêt.

Le Togo est cité pour violations de l’espace civique après la Russie, la Pologne, le Nicaragua et la Birmanie.

Voltic Togo