Sur la scène d'un braquage à Lomé

Des Togolais en l’occurence ceux de la capitale, ont été témoins d’au moins 5 braquages en trois mois. Pas moins de 148 millions de francs CFA emportés dans ces opérations dont le mode opératoire semble identique et les auteurs “volatilisés“ dans la nature, impunis.

Ces braquages se sont déroulés sur des commerçants, des hommes d’affaires ou encore sur des fonctionnaires. Le 5 mars 2019, c’est un certain Bakouri, commerçant, qui a vu ses 122 millions 868 mille 175 francs CFA dérobés, selon la police, aux feux tricolores d’Amoutiévé, un quartier populaire au centre de Lomé. Ils se sont volatilisés par après dans la nature.

Le 11 avril 2019, 10 millions de francs CFA ont été volés et emportés par deux individus qui étaient à moto au grand marché de Lomé, après avoir tiré des coups de feu.

Le 7 mai 2019 à Tokoin Soted, encore en pleine ville, des malfrats se sont emparés des 15 millions d’une autre victime. Selon les témoins de la scène, les dérobeurs ont commencé à tirer après avoir giflé la victime avant de s’emparer du butin.

Deux autres braquages ont été effectués les 2 et 3 mai respectivement à Tokoin Casablanca et à Agoè Vakpossito, banlieue nord-ouest de la capitale, dans des conditions similaires qu’aux autres braquages mais les sommes dérobées n’ont pas été signalées.

Un mode opératoire identique

Les braqueurs n’ont changé ni de scenario, ni de stratégie depuis le début de leurs opérations.  Les scènes se déroulent toujours en pleine journée, en pleine ville. Selon la police, les malfrats sont très souvent à moto, filent la victime après l’avoir ciblé. Arrivés à un niveau qu’ils trouvent propice, ils tirent en l’air pour créer la panique au sein de la population, s’emparent du butin puis se volatilisent.

Un mode opératoire bien connu des policiers certes, ils ne sont jamais arrivés à mettre la main sur les malfrats même si des commissariats ou postes de police sont à chaque 5km.

Toutes les enquêtes que le ministère de la sécurité dit avoir ouvert n’ont jamais donné suite et pourtant, selon les témoignages recueillis sur les lieux de vol, les braqueurs opèrent le visage à découvert.