A la veille des présidentielles de 2015, les actes de violence se multiplient à l’encontre des journalistes. Les derniers cas en date, ce sont les agressions de Hacynthe Gbloèdzro et Aristide Kuévidjin, journalistes à Nana FM, une station de radio locale.

Hacynthe Gbloèdzro a été pris à parti par des manifestants au cours de la marche du vendredi 12 décembre 2014, initiée par le combat pour l’alternance politique (CAP 2015) et les Organisations de défense des droits de l’homme (ODDH) dans les rues de Lomé.

Quant à Aristide Kuévidjin, au cours d’une interview le  coordonnateur des ODDH Me Zeus Ajavon à la fin de la même manifestation, Me Jil Benoît Afangbédji, président de « Ensemble pour les Droits de l’Homme » a élevé “le ton contre lui au sujet des questions posées par le confrère. S’en est suivi la menace d’une gifle de l’avocat défenseur des droits de l’homme si le confrère s’entêtait à continuer son interview”. L’union des journalistes indépendants du Togo (UJIT) et le syndicat national des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) affichent leur « tristesse et indignation » par rapport à la répétition de ces actes de violence à l’encontre des Hommes de médias.

« L’UJIT et le SYNJIT ne sauraient tolérer des intimidations et des violences vis-à-vis des journalistes d’où qu’elles viennent. Elles appellent les partis politiques et les organisations de défenses des droits de l’homme à recadrer leurs militants lors des manifestations à l’avenir et à réserver une sécurité digne de foi aux journalistes » indique un communiqué reçu à la rédaction d’Africa Rendez-Vous. Rappelons que le correspondant de radio France international a été également menacé dans le cadre de la manifestation du vendredi 28 novembre dans le cadre de la manifestation des ODDH pour les réformes constitutionnelles et institutionnelles.