Eclairage public à Lomé

La Ligue des consommateurs du Togo (LCT) soupçonne l’Autorité de réglementation du secteur de l’électricité (ARSE) de complicité dans l’augmentation des frais d’éclairage public. Elle a saisit l’Autorité à cet effet.

Pour la LCT, l’attitude de l’ARSE, après l’augmentation des frais de l’éclairage public est “totalement incompréhensible, pis, s’apparente à une sorte de complicité qui ne dit pas son nom”.

«Vous le savez mieux que nous, Madame la Directrice, que l’une de vos prérogatives, consiste à émettre des avis sur tout projet de règlement tarifaire ou de modification de ce règlement (Article 11 paragraphe 4 de la Loi n°2000-012 relative au secteur de l’électricité). Aussi, l’article 12, paragraphe 1 de ladite loi vous permet-il de « proposer au ministre chargé de l’énergie, des projets de normes et de formules (…) relatifs à toute autre question concernant le secteur de l’électricité et plus particulièrement dans le domaine des tarifs pratiquées par les concessionnaires et les exploitants… », fait observer Emmanuel Yao Sogadzi, président de la LCT.

Le président de la LCT rappelle que ces textes imposent entre autres, à l’ARSE, une attitude dynamique de contrôle sur les tarifs pratiqués par la Compagnie d’Energie Electrique du Togo (CEET). Il s’étonne, en revanche, qu’aucun avis favorable ou défavorable n’ait été émis sur la dernière augmentation des frais d’électricité aux consommateurs togolais.

« Nous interprétons ce silence comme une approbation tacite de cette augmentation inopportune des frais d’électricité dans un contexte de cherté de la vie. Ce qui paraitrait comme un parti pris s’il s’est avéré ».

La LCT appelle l’Autorité à jouer son rôle dans les prochains jours afin de situer l’opinion publique sur la régularité de cette mesure d’augmentation des frais d’électricité.

Au premier trimestre 2019, il a été observé une augmentation de 500% sur les redevances de l’éclairage public.