Deux médias privés notamment LCF (télévision) et City Fm (radio) appartenant tous deux au groupe sud média dont le propriétaire est un ancien cacique du pouvoir s’est vu les fréquences retirées au soir du 06 février. Cascade de condamnation, des associations appellent à une manifestation de rue.

Que se soient les organisations professionnelles de journalistes, Amesty International, partis politiques ou groupes organisés, ils sont unanimes à dénoncer ce qui est qualifié comme coup de force avec pour risque de restreindre l’espace médiatique et la liberté d’expression au Togo.

A Lomé, 12 associations et organisations de la société civiles préfèrent donner la voie à travers une marche de protestation pacifique les 14, 15, 16 et les 21, 22, et 23 février 2017 sur la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) pour disent-elles, réclamer “la réouverture sans condition des organes incriminés”.

Il est reproché aux responsables du groupe Sud média de travailler en toute illégalité sans documents normalement constitués. Faux ! rétorque, Luc Abaki, directeur de ce groupe de presse qui soutient avoir déjà fait ce dépôt à plus de trois fois. « Et à chaque fois, on nous dit curieusement après que le dossier n’est pas retrouvé », s’étonne-t-il.

Nous n’avons à ce jour, pris aucune décision en plénière concernant la fermeture de LCF et City fm

Cette décision de la HAAC est jugée unilatérale par un membre de la même équipe, Zeus Aziadouvo « nous n’avons à ce jour, pris aucune décision en plénière concernant la fermeture de LCF et City fm », écrit-il dans une note adressée à la Cour suprême. Aussi qualifie-t-il la démarche du président de la HAAC, Pitang Tchalla, de “manœuvre qui, risque de mettre en péril la liberté de presse au Togo ».

Pour certains observateurs, les mobiles de ce retrait de fréquence sont plutôt politiques.

Voltic Togo