Myriam Dossou d'Almeida, directrice INAM_ Photo Sylvio Combey

L’Institut national d’assurance maladie (INAM) du Togo veut s’ouvrir encore plus pour les assurés et les ayants droit non couverts. Les responsables de cet Institut ont tenu une séance d’informations et d’échanges avec les partenaires pour mieux discuter des perspectives.

La rencontre, à en croire les responsables, vise donc à rendre public la volonté de l’Inam à étendre la couverture maladie aux veuves, veufs et orphelins d’assurés décédés, aux secondes épouses, aux  enfants supplémentaires dont la taille de ménage dépasse 4 enfants. « Les enfants de plus de 21 ans devront aussi continuer à bénéficier de la prise en charge jusqu’à l’âge de 26 ans », a annoncé la directrice de l’Inam, Myriam Dossou d’Almeida.

Selon les explications du Chef département affiliation et recouvrement à l’Inam, Dissaliba Winga, les parents devront verser une cotisation mensuelle de 1.000 Francs CFA par enfant supplémentaire et 2.500 Francs FCFA par mois par conjointe supplémentaire déclarée. Le délai de carence pour les deux cas, précise-t-il est de 3 mois.

« Pour les veuves, veufs et orphelins titulaires de pensions et prestations d’orphelins, la contribution est de 3,5% de la pension ou prestation et e 1500 Francs CFA par mois pour les veuves et veufs décédés ayant bénéficié de pension unique », a expliqué Dissaliba Winga.

« Progressivement, nous avons réussi non sans difficultés à lever les freins aux problèmes financiers liés aux soins de santé pour plus de 320 000 bénéficiaires. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui sont satisfaits des prestations de l’Inam  et je n’en veux pour preuve que les résultats de l’enquête de satisfaction réalisée en 2017 », s’est félicité la directrice de l’Inam.

La séance a permis de recueillir des apports et suggestions relatifs à l’élargissement de la couverture aux parents et enfants qui étaient exclus du système.

Des participants à la séance de travail

« Nous avons des enfants à 26 ans, même adultes sont toujours à notre charge, nous les parents. Nous aurons donc souhaité qu’il n’y ait pas de limite d’âge », a plaidé un participant qui dit faire allusion à la situation que traverse le pays avec le chômage.

L’Institut s’est donnée pour mission de faire soigner en préservant les revenus des ménages avec comme objectif essentiel, une accessibilité financière des soins de qualité.