La question de l’homosexualité n’est pas la bienvenue au Togo. Si les populations restent hostiles, ce n’est pas la législation qui lui ouvre ses bras. La pratique  est bien punie par la loi.

« Sera puni d’un emprisonnement d’un à trois ans et d’une amende de 100 à 500 mille francs CFA quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de même sexe», dit l’Article 88 du Code pénal togolais.

Une disposition moins explicite mais qui semble aussi viser l’homosexualité, obligeant les partisans à vivre toujours cachés.

En Octobre 2011, à Genève alors que le Togo passait l’examen périodique universel (EPU), la délégation ministérielle togolaise s’est opposée catégoriquement et ouvertement contre onze (11) propositions au rangs desquelles la dépénalisation de l’homosexualité.

Mais de mémoire d’homme, aucune personne n’est déjà condamnée au Togo du fait de son appartenance homo. De même, aucune manifestation publique d’homosexuels n’a été recensée pour obliger les officiels d’Etat à se prononcer pour la dépénalisation de l’homosexualité bien qu’ils soient des milliers au Togo.

Les HSH et les lesbiennes eux-mêmes ne demandent pas pour l’heure, une dépénalisation. Dans des coulisses, ils émettent le voeu d’une tolérance sexuelle et qu’ils ne soient plus sujets de violence physique ou d’homophobie.