Sylvio Combey Combetey, journaliste, spécialiste fact-checking

La crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus a exacerbé tous les secteurs d’activités. Les médias ne sont pas épargnés. Si certains médias traditionnels ont du fermer temporairement les portes, certains se sont rabattus sur le web tandis que les web journalistes portent encore leur croix, celle de la mauvaise qualité de la connexion internet.

Sylvio Combey Combetey, journaliste, promoteur du site d’informations Africa rendez-vous, a une fois encore relevé la question alors qu’il participait, le 2 juillet 2020,  à un webinaire axé sur “le journalisme à l’épreuve du #COVID19″.

A en croire Sylvio Combey, les défis auxquels sont confrontés les journalistes africains et surtout togolais pendant la pandémie liée à la Covid-19 sont liés entre autres à la mévente des journaux papiers et la baisse des annonces qui entraînent une chute de recettes. Cela dit-il a eu des retombées financières négatives sur les organes de presse.

Les journalistes de la presse en ligne, un secteur qui a le vent en poupe au Togo, portent leur croix, celle du débit de connexion pas stable et relativement plus cher.

C’est aussi assez délicat dans nos pays du Sud, surtout au Togo où le coût d’accès à internet est très cher et le taux de pénétration d’internet très faible. Et travaillant à la maison vous êtes encore appelé à un effort supplémentaire. Les conditions n’étaient pas vraiment réunies pour bien travailler”, a dit Sylvio Combey, journaliste spécialiste de fact-checking.

A peine a-t-il évoqué ces quelques points pendant le webinaire que sa connexion s’est coupée. Il n’est revenu en ligne que 3 à 4 minutes plus tard.

Pour les autres conférenciers Olivier Dessibourg, co-fondateur de Heidi.news en Suisse et Magali Reinert, journaliste freelance à Paris ou encore le modérateur Kossi Balao, cela montre que le problème est bien réel et cuisant.

La presse togolaise sous le poids de la Covid-19

La Covid-19 a un impact fort non négligeable sur la presse. Au Togo, des organes de la presse écrite, dans le souci de respect de la distanciation sociale, se sont rabattus sur le web. Certains diffusant leur contenu sur leurs sites d’informations, jadis difficilement mis à jour. D’autres ont bien opté pour une vente en ligne ou par mobile money.

Une radio locale, Zephyr a eu recours à une fermeture temporaire.

Voltic Togo