La journée du vendredi 30 janvier 2015 était un peu particulière dans les locaux d’une société de fabrication de mèches. Et pour cause, la mort d’une ouvrière travaillant dans des conditions exécrables.

Travailler pendant 10 heures de travail, debout, c’est à ce supplice que sont soumis tous les ouvriers de la société Nina, fabricant de mèches. Un des ouvriers en a fait les frais et est passé de vie à trépas dans les locaux de ladite société de la zone franche.

le Chef personnel Wassi Kokou Mensah explique que la demoiselle Agbalényon Ayaoa Vénounyé est décédée des suites d’une tension artérielle, selon le rapport de l’infirmier de la société.

La situation a entrainé un mécontentement général dans les locaux avec les ouvriers qui voulaient en découdre avec le chef section pour les avoir obligé de travailler depuis quelques mois debout, pendant toutes les heures de travail. Ils pensaient tous dénoncer à travers ce mécontentement les conditions déplorables, voire exécrables dans lesquelles ils travaillent.

«  Les conditions de travail laissent encore plus à désirer en ce début d’année avec la décision du chef d’équipe Kinvi Dossa qui exige le travail debout du matin jusqu’au soir », confie un des ouvriers sur place et d’ajouter «  Le corps humain n’est pas un rebot et tout  homme a besoin de travailler au moins dans des conditions normales ».

La société Nina n’est pas la seule de la Zone franche où les ouvriers dénoncent des conditions de vie peu reluisants. Et pourtant, des délégués de l’inspection du travail disent y travailler d’arrache-pieds.