Trou béant sur le boulevard Malfakassa à Lomé

Les voies pavées au centre et à l’est de Lomé ne font pas l’objet d’un bon suivi ce qui conduit à des dégradations rapides de la chaussée. Que ce soit le boulevard Notre Dame des Apôtres entre Attikpodji et Bè, Félix Houphouët Boigny entre Akodésséwa et Bè ou encore les boulevards de l’Oti et Malfakassa qui relie le rond point Gakpoto à Djifa-Kpota en passant par Bè-Kpota, les chaussées sont dans de piteux états. Les regards sont tournés vers la municipalité.

Des usagers sont dans l’expectative des travaux d’entretien et de réhabilitation devant les mettre à l’abri de certains accidents de circulation qui risquent de leur coûter la vie.

Bè Kpota en paie le prix

Ce qui nous concerne dans cet article sont les altérations de la voie qui constituent un danger pour des usagers sur les boulevards de l’Oti et de Malfakassa. Sur le boulevard de l’Oti, devant la mosquée de Bè-Kpota à quelque dizaines de mètres du rond point du cimetière, la dalle du caniveau s’est effondrée créant un trou béant. Aucune marque pour signaler ce trou dans lequel un usager peut facilement tomber, surtout la nuit.

Il y dégage une odeur nauséabonde. Au tour de midi, l’odeur est insoutenable, témoigne un tenancier de boutique sous couvert d’anonymat. « Quand il pleut vous ne pouvez pas supporter les odeurs. C’est avec peine que nous restons ici », a déploré un employé d’une autre boutique située dans les alentours. Des fois, il arrive que des conducteurs tombent dans ce trou et se blessent gravement, poursuit-il avant d’ajouter “cela peut ôter leur vie“.

Trou béant chaussée à Bè Kpota-Togo

A côté de la pharmacie 2000 située sur le boulevard Malfakassa, la chaussée connait une dégradation suite à une fissure d’un tuyau de robinet d’eau. Après la réparation de la fissure par les services adéquats, la voie est abandonnée à l’état de dégradation. Aucun effort n’a été fait pour remettre la chaussée en l’état.

Sur le site, on remarque les pavés au tour du trou creusé. Ce qui est source des accidents quotidiens, à en croire des conducteurs de taxi-moto, d’une station, située non loin de là. « Depuis l’apparition du trou, les accidents se répètent ici facilement», a déclaré Abram Komla Dogbevi, un conducteur de taxi-moto. Il regrette qu’avec ses confrères, ils se retrouvent dans l’incapacité de régler la situation. « Nous ne savons rien des pavés pour pouvoir les réparer. Si c’était le cas, on allait le faire depuis pour aider le pays », a-t-il ajouté.

Devant ces situations qui constituent des dangers publics, la population surtout riveraine lance un appel aux autorités municipale pour une rapide intervention, afin régler ces problèmes, sources d’accident de circulation. « Dans les jours à venir le trou va s’étendre et la situation serait encore plus grave, c’est pourquoi les autorités compétentes doivent intervenir rapidement », a plaidé une dame qui vent de l’orange au bord de la voie.

Sur ces boulevards cités plus haut, des “dos d’âne” et des crevasses se sont créés au fil du temps, faisant de ces voies des collines et vallées en miniature. C’est pas seulement la responsabilité des autorités qui est engagée, la population est aussi appelée à faire bon usage des infrastructures et à contribuer à leur entretien. Malheureusement, il est constaté des fois des boulevards et avenues jonchés d’ordures ou des canalisations domestiques raccordées au caniveau. Des attitudes qui pourraient être qualifiées d’incivique.

Selon le ministère togolais de la sécurité et de la protection civile, le bilan de l’année 2017 fait état de 5.181 cas d’accidents avec 8.624 blessés et 580 décès.

A-t-on dit développement participatif? Si oui, que chacun joue sa partition.

Voltic Togo