Kwesi Nyantaky, président démissionnaire de la GFA

La Fédération ghanéenne de football (GFA) est sommée de s’expliquer sur l’affaire de corruption dans laquelle des responsables seraient impliqués. Le gouvernement a assigné les dirigeants de la Fédé devant les tribunaux.

Il aura fallu l’enquête du journaliste Anas Aremeyaw Anas pour que le gouvernement se décide de restructurer la Fédération si non, la dissoudre.

Déjà la Fédération, a contesté la requête du procureur général devant la Haute Cour en vue de la dissolution. Dans une réponse de 83 pages à la pétition du procureur, la GFA, par l’intermédiaire de leurs avocats, entre autres, a contesté la capacité du gouvernement à le dissoudre.

Les avocats de la GFA ont fait noter que la Fédération, en tant que société à responsabilité limitée, n’était pas constituée dans l’intérêt du public, mais uniquement dans l’intérêt de ses membres et que la requête du procureur, fondé sur “l’intérêt public” ne pouvait pas être retenue.

Les avocats de la GFA soutiennent également que la pétition du procureur était en réponse à la vidéo du président de la Fédération de l’époque, Kwesi Nyantakyi, où il aurait pris des pots de vin.

La GFA, selon des informations parvenues à la rédaction d’Africa rendez-vous, a demandé plus de temps pour répondre devant les tribunaux.

Selon l’avocat de la GFA, Abu Juan, leurs clients ont été servis avec le procès tard vendredi et ont donc été incapables de travailler sur leur réponse à temps.

Ils ont également demandé au tribunal d’ajourner l’affaire au jeudi 12 juillet 2018.

Kwesi Nyantakyi lui, a depuis démissionné de son poste de président de la Fédé, pour avoir été surpris en train de comploter pour voler l’argent de la GFA tout en promettant aux investisseurs, l’accès au président Akufo Addo, moyennant des frais.

Beaucoup d’autres officiels et arbitres de la fédération ghanéenne ont également été pris dans de prétendues affaires de trucage de matchs.