Le Niger est suspendu  par le Conseil d’administration de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) au terme de la validation du Niger sous la Norme ITIE 2016. La société civile qui se dit pas surprise, fait ses recommandations pour un retour à la normale.

C’est l’appel que lance le Réseau des Organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (ROTAB). Il dit inviter le gouvernement et toutes les autres parties prenantes à œuvrer instamment à l’application des 23 mesures correctives pour que le Niger retrouve son statut de Pays conforme, et que ses ressources naturelles qui sont non renouvelables et tarissables soient un facteur de bien-être pour les populations et non une source de malédiction du simple fait de la mal-gouvernance.

Pour ce Réseau, le groupe multipartite doit se pencher dès à présent sur les autres recommandations contenues dans le rapport du validateur et dans l’évaluation initiale du Secrétariat international, et à rendre compte des mesures prises en vue de respecter ces recommandations dans le prochain rapport annuel d’avancement.

Et, les organisations internationales et partenaires techniques et financiers sont appelés une fois encore à accompagner le Niger dans l’internalisation du processus ITIE et la mise en œuvre intégrale des mesures correctives avant le délai des dix-huit (18) mois.

Le Conseil d’administration, il faut le rappeler, est parvenu à la conclusion que le Niger a fait dans l’ensemble des progrès inadéquats dans sa mise en œuvre de la Norme ITIE. Cette situation l’a amené conformément à l’Exigence 8.3.c.iii, à suspendre le Niger et demandé au pays de prendre les mesures correctives nécessaires en vue sa réintégration en Avril 2019.

L’ITIE a été lancée en 2002 est devenue aujourd’hui une Norme internationale visant à assurer une meilleure transparence dans la gouvernance des industries extractives. Ayant adhéré à l’Initiative en 2005, le Niger a été admis « pays candidat » en 2007 et déclaré « pays conforme » en 2011.