La Coalition pour un internet libre et ouvert demande aux fournisseurs de­ services­ téléphoniques­ et­ internet que l’internet soit accessible avant, pendant et après le scrutin du 24 Février 2019 au Sénégal.

Dans une déclaration conjointe publiée ce 21 février 2019, la coalition considère que la déclaration des agents publics et­ des­ services­ de­ sécurité ainsi que­ l’adoption­ d’une­ loi sur­ les­ communications électroniques­ datant de­ 2018 font obstacle à « la liberté d’expression » et une façon de faire taire les voix critiques en ligne.  « Par conséquent, il exige aux fournisseurs d’internet d’assurer la stabilité et l’accessibilité d’internet durant le processus electoral ».

« Le contrôle excessif des médias publics, l’influence et la pression indirecte exercée par le gouvernement et ses alliés sur de nombreux média traditionnels, ainsi que les récents actes de violence à l’encontre de journalistes affaiblissent le processus démocratique au Sénégal », lit-on dans cette déclaration.

Ils estiment que lors des coupures, les citoyens n’ont accès aux informations concernant les bureaux de vote et les résultats des élections. Selon eux, c’est une violation des droits humains.

« Les coupures affectent la libre circulation de l’information et mettent le voile sur les violations des droits humains », ont affirmé les signataires de cette déclaration. Pour eux, cela empêche également les journalistes et les professionnels des média en ligne de contacter des sources, rassembler­ des­ informations­ ou­ archiver­ des­ articles­.

Le­ Conseil­ des­ droits­ de­ l’homme­ des­ Nations­ Unies­ dans­ sa­ résolution A/HRC/RES/32/13 « Condamne­­ sans équivoque­­ les­­ mesures­­ visant­­ à­­ empêcher­­ ou­­ à­­ perturber intentionnellement­ l’accès­ ou­ la­ diffusion­ d’information­ en­ ligne, en­ violation des­ Droits humains­ protégés­ internationalement et­ appelle­ tous­ les­ États­ à­ s’abstenir­ et­ cesser d’utiliser de telles pratiques. »