Il est le tout dernier président africain. Même si la validation de son élection s’est faite dans la douleur, l’homme n’a pas eu de mal à faire son intégration dans ce cercle qui a failli faire tout basculer. Première participation à un sommet de l’Union, il monte rapidement les paliers et se faire élire, 2ème Vice-président de l’Union africaine.

Le baptême de feu de Félix  Antoine Tshisekedi semble être un coup de maître. Après le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi et Cyrille Ramophosa, l’homme devient le troisième homme de l’organisation continentale. Il a d’ailleurs eu l’opportunité de faire un discours dans lequel il cite son pays comme un exemple pour le reste du continent.

« Cette passation pacifique du pouvoir entre le président sortant et le dirigeant du plus ancien parti politique de l’opposition a démenti tous les pronostics du chaos annoncé à l’issue des élections. Elle est la preuve de la maturité politique de notre peuple. A travers tout le pays, cette prouesse démocratique a été largement saluée par nos populations qui n’aspirent qu’à la paix. C’est donc avec un sens très élevé de responsabilité et conscient de la portée historique de cet événement pour le peuple de mon pays, patrie de Patrice Lumumba, que je me présente devant vous », a-t-il dit

« Il nous faut sans relâche consolider la paix, combattre les anti-valeurs, construire un Etat de droit,  renforcer la politique de bon voisinage et le règlement pacifique des différends, neutraliser la nébuleuse des groupes armés particulièrement à Beni et à Butembo ».

Le nouveau président de l’UA, Abdel Fattah Al-Sissi a promis son soutien à Félix Tshisekedi. « Il a été question des relations entre l’Egypte et la RDC. Cela s’est très bien passé. Il nous a assuré de sa franche collaboration pour soutenir le Congo dans ses efforts de paix et de développement », a déclaré brièvement Félix Tshisekedi.