Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa promet de sanctionner les abus des forces de l’ordre à l’endroit des manifestants lors des protestations contre la hausse des prix des carburants. Une promesse que l’opposition peine à croire.

« Nous avons longtemps tendu la main pour essayer de résoudre les problèmes du pays. Malheureusement, on nous a envoyé balader et rit au nez. Dommage qu’il faille attendre qu’il y ait des morts pour que le gouvernement change d’attitude », a regretté le leader du Mouvement démocratique pour le changement (MDC) et la principale figure de l’opposition Nelson Chamisa. Pour lui, le plus important est l’arrêt du harcèlement et des arrestations massives de personnes qui n’ont commis aucun crime.

Quant au vice président du MDC Morgen Komichi, il se demande si le chef de l’Etat est « sincère » car selon lui, de nombreuses personnes ont été arrêtées, tabassées par la police et l’armée, certains torturés n’ont pas reçu de procès équitable. « On ne peut pas vraiment lui faire confiance, tant que ses paroles ne seront pas suivies d’actes. Il faut qu’il commence par libérer tous ces leaders qui ont été arrêtés arbitrairement », a-t-il ajouté.

Selon le chiffre officiel donné par le ministère de la sécurité nationale, il y eu plus de 600 personnes arrêtées. Selon un forum des ONG il y a au moins 12 morts, 78 blessés par balle en plus des passages à tabac et arrestations.

Notons que le président Emmerson a aussi évoqué un possible dialogue entre le gouvernement et l’opposition ainsi que la société civile.