Kag Sanoussi, président de l’Institut international de gestion des conflits

La diaspora, cette masse importante des pays résidant à l’extérieur est souvent considérée comme un outil à utiliser à d’autres fins. Loin d’être un outil, des Togolais de la diaspora réunis à Lomé, veulent vraiment s’impliquer dans la gestion du pays pour son développement.

C’est sous la bannière du Forum socioéconomique de la diaspora (Fosed) que se tient à Lomé du 27 au 31 Juillet 2016, la rencontre “Kpekpe- Togo 2016” qui se veut un creuset pour lancer un cadre d’échanges et de partenariat entre les acteurs socio-économiques et politiques du Togo et leur diaspora. Ceci dans une perspective de constituer un des leviers importants de l’émergence du pays.

Pour Kag Sanoussi, président de l’Institut international de gestion des conflits, cette ambition se repose sur quatre piliers fondamentaux notamment, une politique de rupture, une politique de développement, une politique d’audace et une politique qui doit manier la pratique de la négociationnelle.

Le Togo, petit pays de l’Afrique de l’ouest avec ses 7 millions d’habitants enregistre un taux de croissance de 2,8% par an dispose d’une diaspora estimée à 2 millions dont les 2/3 en Afrique. La France reste le principal pays de résidence avec 10.000 ressortissants.

Les transferts de fonds de la diaspora togolaise au pays ont atteint 350 millions de Dollars américain en 2015. Selon une étude réalisée en 2012 par la Banque africaine de développement, les transferts de fonds provenant des ressources épargnées par les Togolais de l’extérieur, sont à 90% affectés à des dépenses courantes des familles.