George Weah, président du Libéria

George Weah fait déjà bien parler de lui au Libéria. Le nouveau président, dans son premier discours sur l’état de la nation, a annoncé entre autre mesures urgentes, la réduction de son salaire de 25%.

« Je vous informe aujourd’hui, avec effet immédiat, que je vais réduire mon salaire et mes avantages de 25% », a déclaré “Mister Président”, lundi 29 janvier 2018.

Cette mesure a-t-il dit se justifie par l’état de l’économie et des souffrances du peuple libérien exhortant les législateurs à suivre son exemple dans un pays où les députés et les sénateurs font des salaires à six chiffres malgré un budget révisé.

Aussi, a-t-il annoncé un plafond de dépenses de 3 000 $  sur les dépenses des agences gouvernementales. « Notre économie est en panne, notre gouvernement est fauché, notre politique est en chute libre, l’inflation augmente, le chômage atteint un niveau sans précédent et nos réserves de change sont à leur plus bas niveau », a relevé Weah.

Pour le nouveau président, le seul moyen d’y remédier est de mettre en place un programme de construction de routes à l’échelle nationale afin d’accroître le commerce et stimuler l’emploi, et investir dans l’éducation.

George Weajh a déclaré qu’il a l’intention de  supprimer une clause “raciste” de la constitution du pays qui restreint la citoyenneté aux Noirs.

En 1822, le Liberia est fondé par une société américaine, The National Colonization Society of America, pour y installer des esclaves noirs libérés. Le 26 juillet 1847, le Liberia devient une république indépendante. Les esclaves noirs libérés ont inséré l’exigence dans la constitution pour créer «un refuge et un havre pour les personnes de couleur libérées».