Gilbert-Bawara, ministre de la fonction publique / Crédit photo: republicoftogo

« Le Togo de père en fils, la même famille diriger le pays depuis 50 ans, il n’y a pas une anomalie?» C’est l’une des questions posées au ministre Gilbert Bawara, sur la Radio France internationale (RFI). Sans ambages, le ministre porte-parole de fait du gouvernement a répondu par le négatif.

« Il n’y a aucune anomalie et comme dans d’autres pays, aux États-Unis, un fils de Georges Bush, paix à son âme a pu être président,dans d’autres pays c’est possible », c’est en substance la réponse de Gilbert Bawara pour justifier la situation au Togo. Faure Essozimna Gnassingbé, président du Togo, a pris le pouvoir dans des conditions troubles au lendemain du décès de son père Eyadéma Gnassingbé qui a régné d’une main de fer de 1967 à 2005. Ces moments forts douloureux de l’histoire du Togo ont fait plus de 500 morts selon la Commission d’enquêtes de l’ONU.

Gilbert Bawara est aussi revenu aussi sur la demande insistante de la Coalition des 14 partis de l’opposition sur le report du scrutin soulignant que  les facilitateurs, le comité de suivi et le gouvernement togolais se sont investis pour garantir un processus inclusif, transparent et équitable.

« Les propos et déclarations de Madame Adjamagbo sont profondément regrettables et condamnables et le gouvernement ne peut tolérer cette logique d’affrontement et de violence à l’endroit d’autres citoyens et des forces de l’ordre. Les Togolais n’accepteront pas de détruire et de bloquer leur pays en sachant les conséquences que cela pourrait entrainer pour l’ensemble de la communauté nationale », a-t-il dit suite à l’appel de la coordinatrice de tout mettre en œuvre pour qu’il n’y ait pas d’élections législatives.