De faux médicaments

Le Bénin dispose de détecteurs de faux médicaments. Le laboratoire national de contrôle de qualité des médicaments (Lncq) vient d’être équipé d’équipements de détection des médicaments contrefaits par l’Agence des États-Unis pour le développement (Usaid).

Ces équipements ne sont autre que la chaine de chromatographie liquide de haute performance pour renforcer la lutte contre les faux médicaments au Bénin, le pays est considéré comme le deuxième plus grand point d’entrée des médicaments contrefaits sur le continent.

En Afrique, l’Organisation mondiale des douanes a saisi 126 millions de traitements prohibés dans seize ports africains en deux semaines. Quelque 126 millions de médicaments falsifiés ou illicites ont été saisis lors de l’opération menée entre le 5 et 14 septembre 2016 dans seize ports africains. Sur les 243 conteneurs inspectés, 150 contenaient des produits non conformes. 75 % venaient d’Inde et 25 % de Chine. Le Nigeria (35 %) et le Bénin (26 %) ressortent comme les deux principales portes d’entrée sur le continent.

Au total, près de 900 millions de médicaments d’une valeur estimée à 400 millions d’euros ont été confisqués au cours de ces quatre années.

En Afrique, la contrefaçon cible les pathologies les plus courantes notamment les anti-paludéens, les anti-inflammatoires, les anti-biotiques, les analgésiques et les gastro-entérinaux.