Python royal *** Local Caption *** Un python découvert dans les bagages d’un passager à Roissy

Trois quarts des espèces sont en danger d’extinction dont les pythons royaux, selon le rapport du congrès mondial de l’Union internationale de la Conservation de la nature (UICN).

Sur la liste rouge de l’UICN, il y a plus de 8700 espèces dont le python royal, menacées de disparition. Selon les informations de l’UICN, la perte d’habitat, la dégradation l’expansion de l’agriculture mécanisée, et l’utilisation de produits chimiques pour contrôler les insectesnuisibles, sont des menaces potentielles pour ces espèces.

D’après les analyses, la plupart des espèces menacées d’extinction viennent des activités humaines. Le python royal, considéré dans certaines localités du sud du Togo et du Bénin comme un animal sacré, une source de bénédiction et de bonheur est tué pour sa chair et pour sa peau.

La viande de cet animal est consommée car on lui attribuerait certaines vertus aphrodisiaques et sa peau est utilisée à la fois pour préparer certains produits en Chine et aussi pour confectionner des chaussures et sacs.

D’après les informations parvenues à Africa rendez-vous, le Togo et ses pays voisins, le Bénin et le Ghana, fournissent 100 % des spécimens de pythons royaux exportés aux Etats-Unis, en Europe et en Chine.

Dans la tradition Ewe, il est interdit de toucher le python royal, mais il est plutôt vénéré et protégé. « Le python royal est notre ancêtre. Il n’a rien à craindre. Il faut le protéger », a avoué un habitant d’Afangnan.

Les pythons royaux sont élevés, en catimini et vendus à des réseaux de trafiquants qui savent que ce spécimen est protégé par la CITES et que toute personne qui se livre à son trafic est punie par la loi.

Selon l’article 761 du nouveau code pénal «La destruction et la commercialisation, directe ou indirecte, (…) est punie d’une peine de 1 à 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de 1 million à 50 millions sans préjudice de toute autre disposition du présent code ».