C’est dans un « calme » quotidien, que les Béninois se préparent à aller voter le 06 mars 2016. Doit-on dire que cette élection présidentielle n’a pas d’enjeux ? Non! me répond un Kêkênon (conducteur de taxi moto), rencontré à la place de l’étoile rouge en plein cœur de la capitale économique béninoise. “Avec le départ de Yayi Boni, il faut mettre un président plus responsable et qui honore le pays (Bénin, Ndlr)“, a-t-il lancé, affirmant aller accomplir son devoir civique tôt dans la matinée de ce dimanche.

Pour permettre aux 4 .470.591 électeurs de faire leur choix, une opération de charme s’est déroulée pendant les 15 derniers jours et qui a pris fin ce vendredi 04 mars à minuit. Curieusement les rues de Cotonou ne portent pas les marques de la campagne électorale comme c’est le cas dans beaucoup de ville même des mois après le scrutin.

Des affiches sur les panneaux géants on été éventrées au point qu’elles sont méconnaissables. Devant certains sièges de campagne, les bâches  ont été enroulées, pour dissimuler toute trace de propagande. Dans la ville quelque rare affiches géantes de Lionel Zinsou  sont encore visibles sur certains immeubles. Comme pour dire qu’il ne lui laisserait pas disposer seul de la voie publique, malgré les dispositions du code électoral, des petites affiches de Patrice Talon résistent aussi sur des troncs d’arbres.

Ils sont au total 33 candidats en lice pour la succession de Yayi Boni qui clôture son second mandat à la tête du pays. Le Bénin fait parti des pays d’Afrique où l’alternance ne souffre d’aucune difficulté depuis l’avènement du processus de démocratisation, il y a plus de 25 ans.

Par notre Envoyé spécial

Voltic Togo