Des manifestants dans les rues _ Lomé le 11 Mars 2017

Les marches de protestation ont repris ce 11 Mars 2017 à Lomé à l’appel d’un collectif de partis politiques regroupés au sein de CAP 2015, d’organisations et associations de la société civile. Le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre a confié à la rédaction d’Africa rendez-vous que cela relance une série de manifestations de rue pour faire fléchir le pouvoir de Lomé.

C’est le début des manifestations que nous souhaitons d’envergure pour exercer le maximum de pression sur le pouvoir en place

Ils étaient quelques milliers à battre les pavés à Lomé, sous le soleil, pour disent-ils, protester contre la dernière hausse qualifiée d’injustifiée du prix des produits pétroliers à la pompe ; de fustiger la dernière répression  de la manifestation de protestation des populations, par les forces armées togolaises, faisant un mort et de nombreux blessés graves, par balles. Le CAP 2015 rajoute comme motifs, la “dénonciation des tentatives de liquidation des libertés publiques et l’exigence de la mise en œuvre rapide et consensuelle des réformes politiques prévues par l’APG ainsi que l’organisation des élections locales”.

« C’est le début des manifestations que nous souhaitons d’envergure pour exercer le maximum de pression sur le pouvoir en place, pour le ramener à la raison, le faire reculer sur la hausse des prix des produits pétroliers, discuter avec les syndicats d’enseignants et de professionnels de santé mais aussi engager des discussions avec l’opposition pour les réformes institutionnelles, constitutionnelles et électorales », a confié Jean-Pierre Fabre.

L’Union pour la démocratie sociale (UDS Togo), d’Antoine Folly, parti membre de CAP2015 s’inscrit aussi dans la même dynamique. « Nous allons continuer par manifester pour dire à ces jeunes qui étaient dans la rue que nous avons entendu leur cri de détresse, que nous sommes solidaires du mouvement qu’ils ont organisé, nous allons nous organiser pour redonner espoir à la population », a dit le président de UDS Togo.

Aussi, a-t-il ajouté que les jeunes sont désespérés (…) que ce soit dans le secteur de la santé, de l’éducation, dans la police, des forces de sécurité. « Tout le monde se pose des questions sur l’avenir de ce pays, il est de notre devoir en tant que partis politiques, d’apporter des réponses », a fait noter Antoine Folly.

Voltic Togo