Au Nigeria, les députés ont désormais un grand rôle à jouer pour sauver les enfants de l’exposition au tabac. Une seule session parlementaire aura suffi pour mettre un terme à la vente sur les trottoirs de cigarettes et tabac même aux mineurs.

Depuis 2015, les Nigerians soucieux de la santé de leurs enfants ont le regard tourné vers les parlementaires depuis que l’ancien président Goodluck Jonathan a promulgué la loi. Mais les textes étant particulers au Nigeria, il faut bien qu’environ 70% de la loi soit élaboré par le ministère de la Santé et soumis à l’Assemblée nationale pour adoption avant son application. Depuis lors, ça piétine. Et pourtant, les enfants en paient le prix fort.

Les enfants en paient le prix

Avec la faiblesse de la législation au Nigeria sur la question, c’est les enfants qui en paient le prix fort. C’est commun de voir dans les rues, des étlages de cigarettes et de tabac. Et, aucune contrainte si le commerçant vend ces bâtons à des personnes de moins de 18 ans. Une dernière étude révèle qu’un vendeur sur quatre soit 25%, vend des cigarettes et du tabac à des personnes de moins de 18 ans dans le pays. La moitié, environ 49,6% des vendeurs de cigarettes d’Abuja, la capitale, vendent des cigarettes aux personnes de moins de 18 ans.

Et pourtant, le tabagisme passif chez les enfants ou mineurs n’est pas sans conséquences. Plutôt, une panoplie. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cela induit des affections respiratoires chez les enfants avec un risque de maladies du système respiratoire allant de bronchites aux bronchiolites, les pneumonies, les toux, crachats et sifflements.

Chez d’autres, la situation peut s’aggraver et faire développer chez l’enfant, l’asthme, des maladies aiguës et chroniques de l’oreille, des affections cardiovasculaires et même augmenter le risque de maladies cardiovasculaires à l’âge adulte.

Selon l’OMS, le tabagisme passif est une cause majeure de décès subit au cours de la première année avec un risque désormais multiplié par 5 surtout que ces enfants développent très vite des tumeurs du cerveau et lymphomes.

Autant de conséquences qui ne devraient pas laisser aphones et inactifs, les députés Nigerians, pour légifirer avant la fin de leur mandat en Juin 2019.