Les voiturettes solaires à trois roues pour remplacer les taxis à carburants. C’est un défi de Jacqueville, station balnéaire à l’ouest d’Abidjan qui désire être la première cité écologique de la Côte d’ivoire.

Ces taxis à trois roues  mesurent  2.7 mètres de long et 2 de haut. Ils sont couverts de panneaux photovoltaïques chargeant 6 batteries de 12 volts. Leur autonomie de circulation est de 140 kilomètres.

« L’aventure a commencé en Janvier  2018 avec deux voiturettes »,  explique le promoteur Marc Togbé, qui s’est associé à un homme d’affaires de la ville, Balla Konaté, pour lancer le projet.

En Côte d’Ivoire, le secteur du transport urbain connaît, depuis plus de cinq mois, une innovation. Des tricycles et des petits engins à 4 roues, recouverts et dotés de panneaux solaires, appartenant à des particuliers, servent de taxis pour servir les différents quartiers de Jacqueville.

Les ambitions écologiques de Jacqueville se disputent à une réalité énergétique bien différente au niveau national. La Côte d’Ivoire, leader dans le secteur de la production électrique en Afrique de l’ouest, a consommé à peine un mégawatt d’énergie solaire en 2018, alors que le pays vise une consommation de 11% provenant des renouvelables d’ici à 2020, selon l’Association ivoirienne des énergies renouvelables (AIENR).

L’approvisionnement d’électricité de la Côte d’Ivoire (2.000 MW) est fixé à hauteur de 75% par l’énergie thermique et le reste par les barrages hydroélectriques.