Seti Afanou, développeur d'application, formateur

Ils sont une vingtaine, des enseignants d’une école privée à avoir été outillés sur la production et la gestion de contenus éducatifs locaux en ligne. C’est à l’actif de Kekeli Lab, une association de jeunes togolais qui veulent démystifier les Technologies de l’information et de la communication et intégrer ces technologies à la base, dans les curricula de formation.

L’association caresse l’idée de mettre en ligne d’ici début dernier trimestre 2017, une bibliothèque virtuelle pouvant permettre aux enseignants d’y déposer du contenue au profit des apprenants. Pour y arriver, il faut d’abord former les utilisateurs. C’est le but de la formation organisée à l’endroit de ces enseignants du Lycée Folly Bébé à Kanyikopé, une banlieue à l’est de la capitale, prise comme école pilote.

«Aujourd’hui, nous n’avons plus le choix. Nous sommes dans une société où le numérique est omniprésent. Pourquoi l’école qui doit former des jeunes qui doivent travailler dans ces sociétés, ne s’approprie pas ces technologies non seulement pour enseigner mais aussi pour apprendre aux apprenants à utiliser ces technologies pour résoudre des difficultés auxquelles ils seront confrontés demain », a lancé Dr Achille Kouawo, Techno-pédagogue et Enseignant-chercheur des universités du Togo et formateur.

« Loin de nous, l’idée de prétendre cerner la problématique de l’enseignement en Afrique, le thème met en exergue notre volonté à Kekeli Lab d’inscrire les innovations techno-éducatives dans cette préoccupation chère au pédagogue burkinabé Joseph Ki-Zerbo, celle d’un système éducatif pensé et adapté au contexte du continent africain », a déclaré Jonas Edoh, président de KEKELI LAB et d’ajouter « Notre ambition est de contribuer véritablement à l’utilisation de l’intelligence des TIC dans l’éducation à la base ».