Un patient au bloc opératoire au CHR de Tsévié

La mission médico-chirurgicale de l’Association internationale des médecins pour la promotion de l’éducation et la santé en Afrique (Aimes-Afrique) a posé ses valises depuis le 02 Juillet 2018, au centre hospitalier régional de Tsévié, à une trentaine de km au nord de Lomé. Ceci, au grand bonheur de ces personnes, dépourvues de ressources financières et, qui trainent depuis des années des pathologies.

Ils sont encore bien nombreux ces patients, enfants, jeunes et vieillards, certains assis à même le sol, attendant leur tour pour se faire opérer. Certains, de goitre, de hernie, fibrome, lipome, cataracte, et d’autres encore, de kyste ovarien, prolapsus utérin. Plus loin, dans le couloir derrière le bâtiment central, d’autres qui attendent pour une extraction dentaire. Et tout ça, de façon gratuite.

Pour les deux premières journées, une centaine de patients ont été opérés. C’est le cas de dame Agnès Koumassi. Du haut de ses 49 ans, elle traine depuis près d’un a,  un goitre. « Après une échographie, le docteur m’a confirmé le goitre qui peut être opéré mais à 110 mille Francs CFA.  Faute de moyen, l’opération n’a pas été faite ». Dans son lit post-opératoire, bandage à la gorge elle exprime sa reconnaissance à l’endroit d’Aimes-Afrique.

Un peu comme dame Koumassi, qui vient de Kouvé, un village à quelques kilomètres plus loin, c’est un soulagement total. Mieux, c’est la chaine du désespoir qu’ils voient ainsi coupée, ces enfants et parents de famille qui trainent depuis des années, des pathologies diverses, sans ressources financières pour se soigner et même, devenant la risée de leur communauté.

 « C’est tout une machine que Aimes-Afrique a mis en place pour pouvoir donner l’opportunité à ces paysans d’avoir des soins de qualité en un temps record » a déclaré le fondateur de l’ONG Aimes-Afrique, Dr Michel Kodom. Pour lui, c’est un honneur de « pouvoir mobiliser des médecins locaux qui, ont compris qu’ils peuvent donner de leur temps à la population rurale qui a besoin de soins ».

Avant Aimes Afrique, des patients n’osaient pas franchir l’entrée du CHR de Tsévié, soit pour contraintes financières, soit pour des préjugés. La directrice du Centre, Essenam Agbenu se félicite de constater qu’enfin, cette campagne pourra amener la joie et le soulagement aux patients concernés

A Tsévié, c’est des patients de 5 cantons dont 50 villages environnants qui ont été ciblés. Après l’étape de Tsévié, cap sera mis sur d’autres régions, selon les premiers responsables de Aimes Afrique. L’objectif, consulter 5000 patients et en opérer 500.

De retour de Tsévié